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Québec

Le Plan conjoint des habitats de l’Est du Québec protège et restaure les milieux humides et leurs habitats associés à l’échelle de la province qui revêtent la plus grande importance pour les canards, les oies et les cygnes d’Amérique du Nord. Comme les menaces et les pressions sur ces habitats sont réparties de façon inégale dans la province, le Plan conjoint adapte ses efforts en conséquence. Par exemple, les partenaires du Plan conjoint concentrent leurs outils et leur expertise dans un secteur délimité par les régions de conservation des oiseaux 12 et 13 et le long du fleuve Saint-Laurent vers l’est, où la population humaine et l’utilisation des terres sont les plus denses. Ailleurs dans la province, les partenaires du Plan conjoint utilisent des outils et de l’expertise en réponse au régime foncier et aux activités humaines. Le programme du Plan conjoint est coordonné par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.

Dépenses du PCHE-QC

du 1er janvier 1986 au 31 mars 2020

QC-EHJV Expenditures January 1, 1986 - March 31, 2020

Conservation de l’habitat (protection) – 60 %
Intendance/influence – 8 %
Restauration de l’habitat (amélioration) – 13 %
Gestion – 6 %
Science du plan conjoint de l’habitat – 3 %
Autres activités – 10 %

Autres activités : Politique sur les terres et les eaux, communications, éducation et planification de la conservation

Réalisations du Québec

du 1er janvier 1986 – 31 mars, 2020 et 1 janvier 2015 – 31 mars 2020 (plan mise en œuvre actuel)*

Protection de l’habitat
Hectares
1986-2020
2015-2020
Permanente 48 187 10 405
Moyen terme (10-99 ans) 240 559 238 098
Intendance / influence (< 10 ans) 17 062 365 1 807 561
Restauration de l’habitat (amélioration)
Habitats associés 30 669 20 913
Milieux humides 10 002 1 289
TOTAL** 17 350 333 2 066 469

*Les activités du 1er janvier 1986 au 31 décembre 1988 ont été achevées comme projets de première étape avant la formation officielle du PCHE.

** Les hectares d’habitat conservés, restaurés et gérés ne s’additionnent pas. Ils sont d’abord protégés, peuvent ensuite être restaurés et finalement peuvent faire l’objet de mesures de gestion.

Faits saillants de projet

Cartographie des terres humides

Wetland in the Regional Municipal County of Memphrémagog, Québec

Milieux humide de la municipalités régionale de comté de Memphrémagog, Québec © Canards Illimitées Canada

Pour conserver les milieux humides, il faut d’abord savoir où se trouvent ces habitats hautement prioritaires dans la province. Au cours des deux dernières décennies, Canards Illimités Canada, en collaboration avec d’autres partenaires du Plan conjoint, a entrepris de cartographier les milieux humides du Québec méridional. Les partenaires ont entrepris d’établir et d’élaborer des cartes détaillées de tous les milieux humides de plus de 0,5 hectare dans les régions habitées du sud de la province. Chaque milieu humide retenu est délimité précisément, classé et examiné pour identifier son altération anthropique. L’objectif est de fournir une source de données précise afin que les planificateurs de l’utilisation des terres puissent prendre des décisions éclairées. Des cartes détaillées accompagnées d’une banque de données sont disponibles gratuitement sur le portail Données Québec (. Depuis 2017, cet outil géomatique est de plus en plus utile dans le contexte de la Loi concernant la conservation des milieux humides et hydriques qui exige que toutes les municipalités régionales de comté et toutes autres municipalités locales transmettent au ministre  un plan régional des milieux humides et hydriques d’ici le 16 juin 2022.

Projet du lac Saint-Pierre

Harlequin Duck pair

Canard branchu / Jean-Maxime Pelletier

Le lac Saint-Pierre est un point chaud de la biodiversité avec la plus grande plaine inondable de la province. Les partenaires du Plan conjoint participent depuis plus de trois décennies à la protection, à la restauration et à l’amélioration de l’habitat dans cette zone hautement prioritaire qui revêt une importance vitale pour la sauvagine à l’échelle continentale. Malgré ces efforts, l’état du lac s’est dégradé en raison d’un changement dans les pratiques agricoles à proximité et autour du lac, et de la détérioration de la qualité de l’eau provenant du bassin versant. En 2016, les partenaires du Plan conjoint ont convenu de restaurer et de protéger 800 hectares d’habitats prisés par la sauvagine et la perchaude sur une période initiale de cinq ans (2017-2022). Par la suite, les gouvernements fédéral et provincial ont élaboré des programmes financiers pour aider à la conversion des exploitations agricoles et à la restauration de la qualité de l’eau du lac. C’est une histoire à suivre, car des mesures de conservation continuent d’être prises pour le bien des humains et de la faune.

Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter le plan de mise en œuvre du PCHE pour le Québec 2015-2020.

Personnes-ressources

Catherine Poussart, Biologist
Direction de l’expertise sur la faune terrestre, l’herpétofaune et l’avifaune
Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs
catherine.poussart@mffp.gouv.qc.ca

Pierre Aquin, Biologist
Environnement et Changement climatique Canada
Service canadien de la faune — Région du Québec
pierre.aquin@canada.ca